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Les chroniques d'Etoile

HoB

Afin d’agrandir ma culture au niveau des jeux vidéo, et ayant peu de ressources financiers, je sais que Epic Games offre une fois par semaine un, deux voir trois jeux gratuitement. Cela fait plusieurs mois que je télécharge ceux qui me titille l’œil. Avec ses paysages fantaisistes et son gameplay proche de ce que j’aime à première vue, Hob fait parti de la liste des jeux indé que j’ai de coté actuellement avec cet univers-là. Il est récent, tout juste sorti en 2017, et est développé par Runic Games. Maintenant que j’ai terminé ce zelda-like, je veux vous faire découvrir cette expérience haute en couleur.

HoB

On incarne un petit être vêtu d’une cape rouge qui sort d’un endroit ressemblant à une cachette. Ce petit être est accompagné d’un « robot/golem » et c’est d’ailleurs lui qu’il le fait sortir en ouvrant avec sa propre force la porte de l’endroit. Sans langage connu ni d’écrits, l’histoire se raconte essentiellement avec des dessins sur des murs, des gestuels et un langage étrange ainsi qu’incompréhensible pour le joueur. On se focalise donc plus sur le paysage et la nature, plutôt qu’à l’histoire de cette terre. On doit suivre le robot pour on ne sait quelle raison pour le moment et c’est l’occasion d’apprendre quelques phases de gameplay : voici le tutoriel du jeu. Après quelques taches de mains d’œuvre avec son nouvel ami, le petit être a décidé de se poser en haut d’un ancien monument pour caresser un animal et admirer le paysage au loin. Et le drame vient à ce moment là. Touché au bras par du poison qu’une plante violette maléfique lui a injecté, il faut alors au plus vite le guérir pour éviter une mort atroce. Le robot vient rapidement et coupe le bras net. L’intrigue du jeu est alors présenté, et l’histoire peut enfin commencer.

Après son réveil, il découvre que son bras a changé d’apparence. En effet, le robot a sacrifier son bras pour le passer au petit. C’est lui qui va le guider et lui dire quoi faire face à cette entité violette qui se pose sur ce monde et se répand de plus en plus. Et ainsi, comment utiliser ce bras à leurs fins pour le meilleur de la nature, de la vie.

 

Je ne m’attendais pas à avoir un jeu aussi gros que ça. Il y a vraiment de quoi tenir des heures et assez de variations de gameplay pour faire tenir le joueur dans le jeu. Pour ma part, j’y ai joué 16 heures et je les ai quasi enchaînés car ce jeu occupait ma tête tellement qu’il est bien foutu. Le décor est fantaisiste et les couleurs sont captivantes. On est dans un monde très vaste ressemblant à la Terre dans une nature teintée de bleu, vert et marron avec des ruines colorées de gris et gris claire. Même la chose visqueuse et répugnante de part son esthétique reste jolie grâce à son violet qui se marie bien avec les autres couleurs. Et si on continue avec les couleurs, comme le bleu est ma couleur préférée, les pouvoirs du héro ressemblent à de l’énergie bleue. Et cette énergie fait partie de cette terre.

Tout au long du jeu, on retrouve des mécanismes à actionner. Vers le milieu de l’aventure, on comprend que ces mécanismes sont alimentés grâce à cette énergie enfoui sous la terre. Et on trouve un bon endroit pour l’admirer au loin. Comme si c’était l’âme de la planète.

 

On est dans un Zelda-like. On retrouve donc le même système de combat. L’épée est importante et demande à être améliorée pour tuer des ennemies plus forts. Cela demande de récupérer des morceaux d’épée sur les dépouilles de nos semblables changés en statues. De plus, notre nouveau bras peut infliger des coups de poing puissants. Chaque ennemi a sa façon de combattre. Et, en toute logique, chaque ennemi doit être éliminé par les différentes techniques de combat. Bouriner avec l’épée, se protéger avec le bouclier et attaquer ensuite, déstabiliser et attaquer ensuite, frapper avec le giga coup de poing… Tout ne passe pas avec un seul type de créature, mais il y a un large choix tout de même.

Ce jeu d’aventure est aussi un puzzle game et un jeu de plateforme. Des mécanismes à activer, il y en aura à gogo. En acquérant différents pouvoirs dans ce nouveau bras, le but est de nettoyer la planète et de ramener la vie en ces différents lieux. On s’y perd beaucoup et on doit souvent revenir sur ses pas au fur et à mesure qu’on obtient de nouveaux pouvoirs qu’on ne pouvait pas utiliser auparavant. De simples actions comme détruire des murs, activer des plateformes, répandre l’énergie sont accompagnées par de plus grosses comme remettre en surface des quartiers qui, jusque là, étaient cachés sous terre, répandre l’énergie plus difficilement que prévu, répandre la rivière et tout simplement détruire cette matière violette. Voyager est plus difficile au début avec les multitudes plateformes et la matière violette présente. Vers la fin, il est plus facile à voyager dans ces mêmes lieux, mais plus de missions seront demandées.

 

Ce monde est tellement complet, détaillé, et grand pour ce jeu que des bugs existent. Voici le seul hic de ce brin d’oxygène. Des bugs, j’en ai rencontré énormément au cour de mon expérience. Les ennemis freezés ne sont pas un problème, ça en fait de moins à combattre, mais quand c’est soi-même, il faut prendre des dégâts pour rebouger ensuite. Passer en dessous de la map et mourir est un régal aussi. Je vous passe les détails (la liste est longue) mais si vous n’êtes pas frustrés par ça, ce n’est pas un problème. C’est surtout dommage de ne pas pouvoir apprécier beaucoup de moments du jeu et notamment des cinématiques qui sont coupées par des retours bureau (crash). Heureusement que, en y retournant, j’ai pu revivre les cinématiques.

 

Maintenant je vais dévoiler la fin du jeu et ainsi une des plus grosses intrigues de l’histoire. En entrant dans le dernier endroit du jeu, le petit être va d’abord voir deux de ses semblables emprisonnés par la chose visqueuse violette. Il va ensuite lui aussi être contaminé par ce poison. La mort le guette. Il se retourne et voit la jeune fille, celle qui l’a aidé deux fois auparavant pour deux missions. Elle est agenouillée devant une grande dame lui ressemblant mais ayant un corps violet comme cette matière visqueuse. Se rapprochant d’elle, il essaye d’attaquer mais, affaiblit, il s’écroule devant cette reine. Celle-ci, avec ses pouvoirs, enlève le poison du corps du héro. Revenant à lui, viennent ensuite les explications de la reine sur leur venue sur ce monde. On peut seulement supposer car c’est toujours en langage non connu du joueur. Je peux me tromper mais j’interprète son discours ainsi : « Ils viennent de loin et ont dû fuir leur propre monde afin d’en trouver un autre. Arrivés sur ce monde, ils n’ont pas été acceptés par les résidents et n’ont reçu aucune aide de leur part. Réussissant à capturer les leaders afin de sauver sa peau, la grande dame devient la reine de la planète et gère actuellement ses nouveaux terres. Cependant, elle comprend qu’il est difficile de cohabiter mais promet qu’elle ferra de son mieux pour un avenir meilleur. » Deux choix s’offrent au héro : accepter sa demande de cohabitation, la tuer. Il y a bel et bien une bonne et une mauvaise fins.

En acceptant sa demande, il n’y a pas de combat de boss. Le héro s’approche de la reine afin de s’accepter mutuellement. Le visage de cette dame reste non effrayant mais a un tout petit air malsain avec un fondu au noir en guise de fin de scène. Difficile de la croire en ayant vu ça. Car oui en effet, la scène post-crédit le prouve bien. Le monde est toujours ravagé par cette substance violette. On retrouve l’ami robot qui ouvre une cachette d’un autre petit être, pour essayer, encore une fois, avec un autre héro peut-être, de combattre ce mal qui se répand de plus en plus.

En essayant de la tuer, le héro rentre dans le combat de boss : la jeune fille. (Malheureusement je ne peux pas trop détailler car, j’ai ramé durant celle-ci et j’ai terminé le boss en moins de 3 min) Elle est plus rapide, plus rusée que lui. Et de plus, elle a une technique d’invocation d’une multitude de clones à s’en débarrasser au plus vite. Il réussi enfin à la tuer sous les cris de tristesse de sa reine. Il lui reste une action, tuer cette dame violette afin de faire disparaître toutes traces de cette couleur dans ce monde. Il se pose ensuite sur le trône, tel un nouveau roi. Le mal vaincu, il est tant d’ouvrir les cachettes de son peuple qui a vécu dans l’ombre afin de se protéger. Tout le monde peut vivre en paix, chez eux.

J’ai fait les deux fins mais j’ai un sentiment douce-amer dans les deux choix. Comme ci rien n’est parfait, ou rien n’est cauchemardesque.

Si on décide de cohabiter, il y a un sentiment de malaise via la reine certe mais elle nous a sauvé, la jeune fille nous a aidé. Est-ce là un moyen de manipulation de ces dernières afin qu’on est confiance en elles ? Ou elles ont réellement l’envie de cohabiter mais sans trop savoir comment ? Que devient le héro ensuite ? Les aide-il ? Est-il emprisonné comme ses leaders ? Ou se transforme-t-il en statue comme ceux qu’on voyait tout au long du jeu afin de récupérer des morceaux d’épée ?

Le sentiment douce-amer est plus présent dans le second choix. Quand on tue la reine, elle n’est pas effrayante mais effrayé et triste. Surtout que là, on tue quelqu’un sans défense possible. Et pour la jeune fille, elle voulait sûrement protéger quelqu’un qu’elle aime tant si ça se trouve. Je ne saurais jamais si ce sentiment s’avère être voulu par les créateurs, ou si c’est moi qui me fais des histoires pour un rien.

N’y voit-on pas là une métaphore de l’humain qui recherche une autre planète car l’on ne peux plus vivre sur la notre? Humain qui ramène tous les mauvais cotés et habitudes de vie qui pourraient détruire une autre planète ? Ce jeu est une bulle d’oxygène qui fait réfléchir sur notre vie, qui nous pousse à apprécier la nature et surtout à la respecter. C’est beau, et féerique qu’on a envie que ça dure ainsi. Le jeu étant terminé pour moi, je continue de mon coté à m’améliorer pour respecter notre planète car on a qu’une seule. Son nom : La Terre.

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Adente 27/06/2020 22:57

Ça y est, tu m'a donné envie de le faire :p

28/06/2020 13:46

Oui !!!! J'ai gagné ! :D

Harry Podbeur 04/06/2020 20:35

Super review :) Ca serait par contre plus sympa à parcourir avec un peu plus d'images et un chapitrage, je pense. Ne serait-ce que pour indiquer une partie spoils ^^ Le jeu donne bien envie :)

04/06/2020 20:51

Merci pour ton retour :D Je ne sais pas si plus d'images serait nécessaire avec la vidéo du trailer. Sachant que je veux faire découvrir et non tout dévoiler. Pour la partie spoil je suis d'accord avec toi. J'essayerai de retravailler avec les prochains avis. Mettre des titres à chaque grand paragraphe est la seule idée que j'ai dans la tête actuellement. Encore merci, c'est en recevant des retours que j'évolue.