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Les chroniques d'Etoile

Aephanemer

Le réseau social Facebook est souvent moqué et peu apprécié par les gens à cause des publications à la con de groupes ou de pubs sans importance. Mais quand on l’utilise bien, on peut tomber sur des sponsos un peu plus intéressants que des trucs basiques du type serviettes hygiéniques, ou crèmes dépilatoires. Parmi ces sponsos, mon œil s’est posé sur un clip, « The Sovereign » (muet automatiquement), d’un certain groupe, assez esthétique et dans mon style. On y voit le groupe dans la nature avec de belles prises de caméras sur les paysages magnifiques. Au bout de 5 ou 6 fois où je revois cette publicité, j’ai décidé de mettre le son. Et bien franchement, j’ai adoré ce moment. Du coup, j’ai fait à mon habitude quand je veux découvrir un groupe. J’ai ajouté le nom dans ma liste des groupes à écouter entièrement. Et nous y sommes, j’ai enfin terminé à les écouter, et je suis sur le cul. C’est un nouveau groupe chouchou du moment et excellant que j’ai envie de faire partager à tout le monde. Rentrons donc dans le sujet, voici Aephanemer.

Aephanemer

Du solo au multi - L’histoire du groupe

 

Aephanemer (fusion entre éphémère et fané) est un groupe français (cocorico) de Toulouse faisant du death metal mélodique et symphonique. Fondé en 2013, ce groupe est tout d’abord un projet solo de Martin Hamiche, prouvant son talant de multi-musicien avec un EP nommé « Know Thyself ».

Suite à ça, en 2015, il devient guitariste leader et est rejoint par Marion Bascoul à la guitare rythmique et au chant, par Mickaël Bonnevialle à la batterie (voir aussi Simeria), et par Anthony Delmas à la basse (avec qui il a un projet en commun nommé Univertigo). Le groupe entièrement constitué ainsi sort son premier album en 2016 : « Memento Mori ». On y voit une évolution du groupe notamment pour plus de liberté d’écriture. En 2017, Anthony se fait remplacé par Lucie Woaye Hune, toujours à la basse. Et avec ce petit changement de line-up, on peut voir le groupe représenter la France en 2018 au Wacken Open Air. Ces musiciens grandissent si vite et sortent un second album en 2019 : « Prokopton ». Jusque là, les albums sont commercialisés par le label Primeval Records.

Mais une avancé encore plus grande arrive. Aephanemer, notamment grâce au Wacken festival, a gagné l’attention du label tant connu, Napalm Record. Surviennent alors un changement de label et une re-commercialisation de l’ album « Prokopton ». Et c’est pas fini ! Avec ceci, le groupe a pu être en première partie d’Alestorm pour quelques dates et surtout une tournée canadienne en fin 2019. L’avenir est là pour eux, et ce n'est pas prêt de s’arrêter (enfin, peut-être le covid 19 mais on oublie… on oublie…).

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Bien scandinave comme groupe français - L’ambiance

 

Avec 2 albums et 1 EP, nous avons de quoi écouter pour connaître l’univers du groupe. Mais pour commencer, « Know Thyself » impose déjà un style précis, tout cela fait par une seule et même personne. On entend clairement un death mélo et sympho avec un bon niveau d’écriture. Seul un passionné peut faire ça. Pour les fans de death mélo de base, si vous vous attendez à quelque chose de rapide comme on a l’habitude d’entendre dans ce genre, et bien il va falloir attendre les deux autres albums pour cela. On reste toujours dans la technique death mais il y a un coté un poil plus doux et sans chant. En parlant du manque de chant, dans cette EP, cela ne me dérange pas. L’écriture est déjà propre sur les autres instruments. A titre d’exemple, dans « Who You Really Are », le dialogue entre la guitare lead et le synthé fait le travail d’une mélodie bien mise en avant. Et s’il fallait choisir une musique favorite, ce serait pour ma part sûrement « Inner Storm ». Le début est plutôt bien, mais le passage vers les 4 minutes relance encore plus la musique. Tout y est : du bon death melo avec double pédale à la batterie, et ensuite du bon sympho epic avec un synthé mis en avant.

Quand on passe au premier album « Memento Mori », on y découvre un son plus death et plus qualitatif. Déjà grâce au chant ajouté (lol logique) mais aussi grâce à une technique plus poussé et rapide sur les instruments. Enfin on a du chant ! Pour du saturé, je suis sûre que Marion peut mieux faire. On reste toujours sur la même technique et même « note ». Et en explorant d’autres variétés de saturé, on peut aussi explorer d’autres styles d’écriture au chant. Après je ne demande pas à ce qu’elle soit comme les dieux du chant comme Alexi Laiho, Jari Mäenpää ou Devin Townsend. Mais je le souhaite d’une certaine manière. Dans tous les cas, avec ce premier album, le chant est là, calé et propre. Ce n’est pas du tout dégueulasse bien au contraire c’est fortement appréciable !

Après l’album « Prokopton », on y voit clairement encore une fois une bonne évolution. Plus de technique en tout instrument, et j’aime beaucoup ! Entre « Prokopton », « The Sovereign » et « Dissonance Within », une bonne partie de mes favoris est là. Mais deux manquent à l’appel. Dans « Snowblind », ce qui est le plus appréciable pour mes oreilles reste le mix entre le chant clair et saturé. Mais aussi un chant plus nordique à la fin avec une manière de bien poser les phrases pour un coté plus folk. Mais je suis particulièrement impressionnée par l’ambiance de « If I Should Die ». On y voit un speed bien écrit, surtout à la batterie, montrant la puissance du groupe. Le chant au refrain a plus de techniques que les autres moments chantés dans l’album. Mais surtout, la fin est epic ! Nous avons un long moment symphonique qui laisse supposer un re-lancement puissant juste après. Et dieu sait à quel point j’adore ce genre de passage !

En tant que chanteuse, j’apprécie énormément l’évolution du chant. C’est très inspirant, exemplaire et motivant pour des gens dans la même situation que moi. Comme je l’ai dit plus haut, ce n’est pas au point des dieux du chant, mais c’est hyper calé et quali, donc appréciable. Avec toute cette discographie, on voit au fil du temps qu’il y a plus d’écriture, de genre et d’inspiration. Il est rare d’entendre de base un bon death melo et sympho. Mais si en plus il y a des inspirations nordiques (un peu folk), et que la qualité est au rendez-vous, il ne faut pas laisser échapper une telle pépite.

Je suis nouvelle dans le milieu death mélo de base. Et je découvre beaucoup de groupes dans ce genre avec grande surprise pour la majorité d’entre eux. Aephanemer fait parti de la liste des groupes à garder dans ma discothèque pour les raisons que j’ai cité dans cette avis. Si vous être fans de Kalmah, Wintersun, Insomnium, et de Children of Bodom (j’en oublie sûrement), foncez écouter au moins le dernier album d’Aephanemer pour enrichir votre culture dans une ambiance qui vous ressemble.

Ce n’est pas fini pour moi en ce qu’il concerne la découverte de groupes. Et ce n’est pas fini pour vous de découvrir ces mêmes groupes avec mes avis. J’ai tant de choses à écrire, donc, un petit conseil, soyez à la page pour remarquer d’autres perles rares.

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